Partie LV du texte action de la CA des 19 et 20 mars
Langues vivantes et Brevet

La prise en compte pour l’obtention du DNB de l’attestation du niveau A2 du CECRL dans une langue vivante se met en place dans des conditions inadmissibles et qui porte préjudice aux élèves : précipitation, informations contradictoires, absence de consignes nationales, difficultés à évaluer simultanément les élèves en LV1 selon des modalités différentes et en visant des niveaux différents, formation insuffisante des enseignants. Reconnaissant l’impossibilité d’assurer la délivrance de cette attestation dans des conditions pédagogiquement correctes et d’égalité sur tout le territoire, le Ministre renvoie la décision finale au jury du brevet. Le SNES dénonce cette marche forcée qui risque de décrédibiliser un diplôme national et met les enseignants en difficulté. Il n’accepte pas que cette attestation ainsi que celle du B2I, deviennent des conditions sine qua non d’obtention du DNB. Dès maintenant, il renouvelle sa demande au ministère d’y renoncer et appelle l’ensemble des collègues à signer la pétition langues vivantes unitaire qui exige un moratoire, téléchargeable sur son site national. Le BN fera le point dans les semaines prochaines et en fonction des réponses du ministère, s’adressera aux enseignants de LV.
Certifications
La décision ministérielle d’offrir, sans que l’on en connaisse le coût réel, aux élèves volontaires de seconde des classes européennes une certification du niveau B1 en anglais, espagnol ou allemand par des organismes étrangers qui peuvent être privés, pose de nombreux problèmes : intérêt réel de ces certifications, utilisation des enseignants du service public pour participer sans rémunération à la délivrance de certifications privées à un nombre restreint d’élèves, articulation entre les examens et ce type de certification, marchandisation de l’école…
Le SNES a alerté le ministère à plusieurs reprises sur les conditions inacceptables de la mise en place de ces certifications et demandé a minima que l’institution n’ait recours, en les indemnisant, qu’à des enseignants volontaires. Devant l’absence de réponses du ministère et son refus de donner des consignes et explications claires (personnels non volontaires convoqués avec ou sans ordre de mission pour participer à des certifications privées, aucune indemnisation prévue pour l’évaluation des épreuves…), le SNES condamne ce passage en force, considère légitime le refus, qu’il soutient, de collègues, de plus en plus nombreux, de participer à cette évaluation et le soutient. Il s’oppose à ce que les enseignants de langues vivantes fassent une nouvelle fois les frais des choix d’affichage du Ministère pour les langues vivantes alors que cette discipline connaît un bouleversement sans précédent qui affecte les objectifs et le métier. Il demande que la place et le rôle des certifications européennes dans l’Éducation nationale soient débattus avec rigueur par l’ensemble des parties concernées et qu’elles ne soient pas imposées à la hussarde comme c’est le cas actuellement.
Partie LV du texte action de la C A nationale de juin 2OO8
La CA nationale dénonce l’utilisation de fonds et de personnels publics pour la passation et la délivrance de certifications privées qui plus est entrent en concurrence avec les diplômes publics. Elle exige que cessent les pressions sur les personnels et réitère son attachement à l’évaluation des langues vivantes en contrôle final dans le cadre d’examens publics. Elle appelle les collègues à se mobiliser et à mobiliser élèves et parents d’élèves sur ces questions et à ouvrir le débat sur la pertinence de ce type de certifications dans le second degré et, en conséquence de sa délivrance dans le cadre du service public.