Bourges, le 2 mai 2003

UN NOUVEL APPEL DE LA F.S.U.-18 ET DE SES SYNDICATS
( SNES - SNEP - SNUIPP - SNUEP - SNASUB - UNATOS - SNETAP ....)

GENERALISONS LE MOUVEMENT DE GREVES ET DE MANIFESTATIONS

Depuis plusieurs mois, le gouvernement accumule les décisions qui mettent gravement en cause le service public d’éducation et en prépare d’autres qui vont profondément dégrader la situation des salariés du public et du privé. Il refuse toute négociation.

CASSE DU SERVICE PUBLIC D’EDUCATION ET DE NOTRE SYSTEME DE RETRAITES

Il supprime 5600 postes de surveillants et 20000 d’aides-éducateurs et remet en cause le système de remplacement exercé par les TZR : dans l’académie, 300 postes d’enseignants seront vacants à la rentrée prochaine. Il engage un processus de décentralisation catastrophique qui ouvre la voie à un démantèlement du service public d’éducation par le transfert aux collectivités territoriales de 110000 salariés (environ 800 seraient rejetés de l’Education nationale rien que pour le département du Cher).

Voulons-nous un système public d’éducation aux moyens rabougris, sans ambitions, en partie privatisé et soumis de plus en plus aux intérêts politiques et économiques locaux ?

Les décisions qui se préparent sur les retraites sont catastrophiques. Elles visent à allonger la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein -40 ans en 2008, 42 ans en 2020- qui se traduira par une diminution d’environ 30 % du montant actuel des pensions.
Ne cédons pas à l’intoxication médiatique organisée par le gouvernement : il est mensonger de dire que ces décisions sont de bon sens et s’imposent d’elles-mêmes. D’autres choix sont possibles : par exemple, la simple taxation des revenus financiers au même niveau que celui des salaires -ce qui n’est pas le cas aujourd’hui- et une vraie politique de relance de l’emploi permettraient 37,5 annuités et une retraite digne pour tous (public - privé).

Voulons-nous une société où les grands-parents travaillent alors que les enfants sont au chômage ?

Dans un tel contexte, il n’y a pas d’autres solutions que de s’engager dans un mouvement de longue durée en donnant plus de force aux mouvements de grèves et de manifestations qui se développent en France et dans notre département. Le gouvernement veut passer en force, tous ensemble nous devons nous mobiliser pour le faire reculer !

LA MOBILISATION DANS LE CHER

- Depuis la rentrée, la mobilisation s’amplifie. En 2 jours, plus de 20 établissements -sur 27 collèges et 7 lycées- ont organisé des assemblées générales. Le 29 avril, le collège Victor Hugo était en grève active à plus de 70 %, avec manifestation devant l’Inspection académique et interventions dans les écoles, collèges et lycées de Bourges. Six réunions parents-personnels sont prévues lundi 5 mai pour appeler à la mobilisation contre les mesures gouvernementales.

- A l’Assemblée générale départementale, mardi 29 avril, tous les personnels présents -environ une centaine- ont exprimé leur volonté d’amplifier l’action sous la forme de grèves plus massives ou de grèves reconductibles dans les établissements à partir du 6 mai.

- Un grand 1ermai. Plus de 3000 manifestants dans le Cher ont défilé en fin de matinée à Bourges, Vierzon, Saint-Amand, Saint-Florent, La Guerche contre la décentralisation et pour la défense des retraites et du service public entre autres. Cinq établissements scolaires défilaient avec leur propre banderole.

La F.S.U. 18 appelle l’ensemble des personnels à généraliser le mouvement de grèves et de manifestations dans tout le département en nous appuyant sur les dates nationales.

6 mai  : grèves et manifestations dans toute l’éducation

- Sur Bourges, Assemblée générale des grévistes à 9 heures à la Maison des syndicats, 5 boulevard Clemenceau à Bourges.

- Sur Vierzon, Assemblée générale des grévistes à 8 heures 30, Salle du Beffroi.

- Sur Saint-Amand et le sud du département, montée en convoi de voitures jusqu’à Bourges, départ à 9 heures de Saint-Amand et ralliement à 9 heures 30 à Levet.

Manifestation départementale à Bourges à 11 heures, rassemblement Place Cujas.

- A l’issue de la manifestation, pique-nique géant à 12 heures 30 à l’îlot Victor Hugo (si le temps ne le permet pas, repli à la Maison des syndicats).

- Réunion syndicale ouverte à tous à 14 heures 30 (Maison des syndicats) pour organiser concrètement dans le département la poursuite des actions.

Déjà deux nouveaux temps forts nationaux sont prévus :

- 13 mai : grèves et manifestations public-privé pour les retraites à l’appel de toutes les organisations syndicales

- 25 mai : manifestation unitaire géante à Paris.