6 février 2013

Actualités dans les départements

CTSD du 4 Février 2013 - Eure et Loir

Ci desous la déclaration du SNES-FSU et du SNEP-FSU au Comité technique spéciale départemental portant sur la préparation de la rentrée 2013 dans le département.

L’ordre du jour de ce CTSD portait sur la préparation de la rentrée dans les 1er et 2nd degrés.

Après une longue partie consacrée aux moyens dans le 1er degré (ouvertures et fermetures de classes, maîtres surnuméraires...), la préparation de la rentrée dans les collèges (répartition des DGH) était à l’ordre du jour. Pour commencer, l’Inspecteur d’académie précise qu’une fois la hausse des effectifs absorbée, il ne reste en moyenne que 4h par collège ! Il admet que les 22 ETP ne suffisent pas pour revenir aux moyens de 2002 et que cette première année en positif peut être celle « de toutes les frustrations » et qu’il faudra bien les 5 ans de la loi de programmation pour voir une progression des moyens. Il rappelle que l’assouplissement de la carte scolaire, qui concernait surtout les collèges de centre-ville, est terminé.

Comme les années précédentes, les services de l’IA ont travaillé sur une répartition à la structure (28h pour une 6e, 26h pour une 5e, 29h pour une 4e et 28h30 pour une 3e ; s’y ajoutent les 10h annuelles de vie de classe et les heures statutaires – UNSS, heures de décharge... -). Encore plus que les années précédentes, l’IA a souhaité répartir les moyens en fonction de la difficulté des collèges, prenant en compte trois critères sociaux : le pourcentage de catégories socio-professionnelles défavorisées, le taux de boursiers et le nombre d’élèves de nationalité étrangère. Les collèges d’Eure-et-Loir sont ainsi classés selon trois catégories - « ordinaires » (29 collèges), « difficiles » (8 collèges), « très difficiles » (2 collèges) - et, plus le collège est en difficulté, plus il bénéficie de moyens importants.

Nous avons exprimé nos inquiétudes sur trois points principaux. Tout d’abord, du point de vue des Langues Vivantes. Les collèges qui offrent la possibilité de la classe bilangue et un réel choix de LV2 sont confrontés à de fortes difficultés car ces projets ne donnent pas lieu à des moyens supplémentaires, ce qui condamne tout autre projet pédagogique et oblige bien souvent à renoncer à un tel choix. De plus, les heures données en « marge d’autonomie » ne peuvent être utilisées comme telles et ne permettent pas d’assurer des enseignements en groupes allégés, de l’aide aux élèves en difficulté... Ensuite, les HSA restent bien trop nombreuses avec un taux de 8,8% (en moyenne, 1,66 HSA/prof) et ne permettront pas de travailler dans de meilleures conditions que ces dernières années. Enfin, nous avons relayé la grande inquiétude de certains collègues victimes d’une suppression de poste, en nous interrogeant notamment sur la situation faite à des « petites » disciplines comme par exemple la Technologie.

L’IA conclut en annonçant qu’il espère pouvoir, dans les années à venir, utiliser des moyens supplémentaires pour réduire le nombre de postes partagés et créer des postes. Pour cette prochaine rentrée, les 22 ETP créés sont exclusivement absorbés par la hausse du nombre d’élèves et la réserve pour d’éventuels ajustements d’ici juillet ou septembre est inférieure à 1% de l’ensemble des moyens. Il invite enfin les représentant-e-s des personnels à voter : 4 abstentions (UNSA et SGEN-CFDT) et 6 contre (FSU).