12 février 2009

Actualités dans les départements

Déclaration du SNES au CTPD du 36

Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Mesdames et Messieurs les membres du CTPD

Le Snes-FSU, par l’intermédiaire de ses représentants au CTPD tient à exprimer son désaccord et sa colère avec les conditions de la prochaine rentrée, sur le plan des moyens comme des orientations qui en découlent, pour les élèves et les personnels.

Cette préparation de rentrée 2009 s’inscrit encore une fois dans un contexte national de restrictions budgétaires massives au sein de la Fonction Publique en général et à l’Education en Nationale en particulier. 13500 postes d’enseignants vont être supprimés (s’ajoutant aux 11200 de l’an dernier) dont 5500 au titre du second degré.

Le département de l’Indre ne déroge pas à la tendance générale. Pour une modique baisse de 9 élèves, c’est presque autant, 8 enseignants de collège, qui voient leur poste disparaître. Pour 9 élèves de moins, on supprime 145 heures poste. C’est scandaleux. Que dire du collège de Chatillon qui pour une diminution d’effectifs de 13 élèves perd le double de moyens en terme de dotation globale qu’un autre établissement du département qui connait une évolution similaire de ses effectifs ?

Le resserrement permanent du nombre d’HP continuera inexorablement d’avoir de graves conséquences sur les conditions d’études des collégiens de l’Indre entre le nombre de divisions qui diminue, les options vouées à la disparition, le choix des langues de plus en plus restreint et l’impossibilité de dédoublements en sciences expérimentales. Et quid des dispositifs d’aide et de soutien ? Quelle école souhaitons-nous pour nos enfants ?

Nous tenons également toujours à dénoncer, même s’il est le plus bas de l’académie, le taux d’heures supplémentaires dans les dotations, qui ne prend pas même en compte les dispositifs des PPRE ou l’accompagnement éducatif. On se retrouve toujours dans la même situation aberrante où la diminution d’heure postes entraîne de facto des suppressions de poste ou des compléments de service alors qu’un collègue de la même discipline assure des heures supplémentaires, même pour pouvoir couvrir les horaires d’enseignements obligatoires. Alors quelle solution apporter aux établissements pour leur permettre de fonctionner correctement ? En tout état de cause, seule la transformation durable et massive d’heures supplémentaires en heures poste permettra le maintien du nombre suffisant de postes et d’enseignants pour dispenser un enseignement de qualité indispensable à l’avenir de nos jeunes indriens.

Enfin, nous dénonçons le recours de plus en plus fréquent aux contractuels et aux vacataires, dont les conditions de précarité sont inacceptables, pour assurer les horaires disciplinaires de base, recours qui va être aggravé par la suppression pure et simple de 3000 postes de TZR au niveau national. D’ailleurs, nous aimerions disposer du nombre exact de postes de TZR qui en feront les frais dans l’Académie et dans l’Indre.

Par ailleurs, serait-il possible d’obtenir un bilan des dérogations dans le cadre de l’assouplissement de la carte scolaire ?

La grève et les manifestations du 29 Janvier dernier ont été un signal fort lancé au gouvernement. Les personnels veulent d’autres choix budgétaires en matière d’emploi, d’autres choix pour les services publics et notamment celui de l’Education Nationale qui doit pouvoir, par la formation des jeunes et leur qualification, apporter des solutions aux questions posées dans le contexte économique actuel.

Il est urgent de les entendre. Les personnels restent mobilisés pour demander l’arrêt des suppressions de postes et l’ouverture du nombre nécessaire de postes aux concours de recrutement pour permettre la mise en œuvre d’une politique éducative ambitieuse digne du Service Public permettant la réussite de tous.