Orléans, le 30 mai

Poursuivre et amplifier le mouvement pour de véritables négociations sur l’ensemble des revendications

Face aux personnels de l’Education, qui ont fait une nouvelle fois la preuve de leur détermination le 27 mai dernier, le gouvernement n’a pour seule arme qu’une campagne médiatique destinée à soulever l’opinion contre les enseignants à l’approche des épreuves du Bac. Dans l’académie, pourtant, les personnels ont pleinement réussi le difficile pari de défendre leurs élèves dans la rue et dans leurs classes. Beaucoup de parents l’ont bien compris.

Dans le même temps la mobilisation s’est amplifiée. Dans tous les secteurs de l’académie, les initiatives se multiplient en direction de la population, des parents, des élus, pour expliquer les raisons du mouvement et les revendications.

Le refus du gouvernement d’entendre les personnels et d’ouvrir des négociations, la volonté affichée d’utiliser les élèves comme masse de manœuvre pour le passage en force, le rendent responsable devant l’opinion des conditions périlleuses dans lesquelles il fait le choix délibéré de mettre les candidats. Les familles, dont nous comprenons l’inquiétude ainsi entretenue, seront-elles dupes ? Rien n’est moins sûr...comme le montre la position très claire de la FCPE.

Dans ce contexte, nous maintenons notre appel à la grève reconductible et à la participation massive aux différents temps forts nationaux et locaux. Nous ne nous contenterons pas d’un semblant de discussion sur des décisions déjà arrêtées.

Nous continuons d’affirmer que nous refuserons tout recours au blocage des examens ou au boycott et nous maintenons aussi, avec la très grande majorité des collègues, notre demande du report des examens pour que les candidats puissent passer les épreuves dans des conditions satisfaisantes. Les collègues, qui exigent le report, n’ignorent pas les conséquences sur leur service des modifications du calendrier ou des modalités des examens. Alors qu’on ne nous parle plus de conscience professionnelle ou de responsabilité ! Nous en avons fait la preuve. L’irresponsabilité est du côté du gouvernement qui refuse de débloquer la situation et l’envenime en nous menaçant de réquisitions ou des forces de l’ordre.

Nous appelons donc l’ensemble des personnels, enseignants, conseillers d’orientation-psychologues, MI-SE, CPE, à exercer pleinement leur droit de grève. Nous les appelons à participer massivement à la journée nationale d’action du 3 juin prochain.