25 novembre 2005

Mutations /Statuts / Carrières

Refusons collectivement le décret sur le remplacement

Le ministre et la rectrice constatent le faible nombre des protocoles mis en œuvre mais n’osent pas, pourtant, faire connaître les sanctions qui pourraient frapper les collègues qui refuseraient des remplacements imposés ; cette faiblesse est bien le résultat de la mobilisation engagée à l’initiative du SNES depuis la rentrée. Il faut l’amplifier encore en élargissant le nombre des établissements se prononçant pour le refus collectif du dispositif. L’objectif est d’obtenir le retrait du décret et la satisfaction de nos revendications pour une prise en charge pédagogique des remplacements, avec les créations de postes indispensables en enseignants et vie scolaire.

Un dispositif inefficace qui va dégrader les conditions d’études et d’enseignement.

Un dispositif qui dénature le métier d’enseignant en le réduisant à une simple prise en charge des élèves, en ignorant ce qui fonde notre activité et notre efficacité, à savoir le travail préparatoire aux cours, dans toute sa complexité.

Un dispositif qui ne règle rien au problème réel des remplacements de courte durée et qui ignore les remplacements plus longs, dont la couverture est loin d’être assurée.
Le rectorat n’a aucune ambition, ne prend aucun engagement, ne fait aucune communication sur le remplacement de moyenne durée, alors que des élèves se retrouvent sans professeur en maths, sciences-physiques, arts plastiques, et que les difficultés commencent en lettres. Étrange, non ?

Les protocoles : ne vous laissez pas abuser !
La rectrice se réfugie derrière la certitude que le volontariat d’une minorité de personnels permettra de faire fonctionner le dispositif. Au point de suggérer aux chefs d’établissement de ne mentionner que le volontariat dans les protocoles ! Des protocoles qui deviennent ainsi des leurres pour attraper les collègues...à qui nous conseillons de « ne pas tomber dans le panneau ». Quels que soient les protocoles élaborés, quelles que soient les déclarations émanant de notre hiérarchie, le décret est bel et bien toujours là, avec le risque qu’il s’applique à la lettre, à partir du 1er janvier.
Le rectorat se targue de l’existence de protocoles dans 35% des établissements de l’Académie. Beau résultat !
Les chefs d’établissement devaient faire remonter leur protocole au rectorat pour le 1er octobre. Annoncer un taux aussi faible début novembre n’est pas un signe de force ! D’autant que ces protocoles ont été élaborés souvent dans des conditions discutables : combien d’entre eux ont été « validés » malgré la participation très faible ou quasi nulle des collègues ?

Dans l’académie comme dans le pays, la mobilisation fait tache d’huile :
Dans l’académie les débats se poursuivent et s’étendent dans les établissements. Les contacts locaux avec les parents sont en cours, et les élus des parents (FCPE en particulier), sont souvent prêts au dialogue sur ce sujet et sur les enjeux éducatifs actuels. Nous avons tout à gagner à dialoguer ouvertement avec les parents.

Sur cette question comme sur les autres, c’est le SNES qui est à l’initiative, les militants sont prêts à se déplacer à la demande pour rencontrer les collègues et discuter avec eux, l’essentiel étant que l’augmentation du nombre des établissements qui s’engagent dans le refus collectif du remplacement de courte durée continue de s’étendre d’ici Noël.

Refus collectif du remplacement « Robien », rejoignez-nous !
- 1°) Si vous n’avez pas encore signé la pétition sur les remplacements, faîtes-le ! Nous allons vers les 100 000 signatures !
Des pétitions papier signées dans votre établissement n’ont pas encore été envoyées au SNES ? Faites-les parvenir sans tarder par fax au n°01 38 78 07.81 ou par courrier.
- 2°) Ne laissons pas les arguments de Robien sans réponse ! Il prétend que 25% des établissements auraient conclu un protocole dans le pays, ce qui signifie que 75 % n’en auraient pas encore conclu ! Faites nous savoir ce qu’il en est dans votre établissement.
- 3°) Participez à la campagne d’engagement à ne pas assurer les remplacements imposés : n’hésitez pas à faire appel à nous ! consultez le site du SNES national, qui présente la liste des établissements dans l’action, et ajoutez votre contribution ! Il faut qu’un maximum d’établissements s’engagent, pour faire plier le gouvernement et lui imposer d’autres solutions pour le remplacement