Recalculés !

- La victoire des « recalculés » et la réintégration d’une partie d’entre eux dans leurs droits ouvrent de nouvelles perspectives sans pour autant régler l’ensemble du contentieux. Dans l’Education Nationale, nous ne savons toujours pas si « nos » recalculés pourront bénéficier de la mesure. Le SNES est intervenu. La pression ne doit donc pas être relâchée. Au contraire...

- Suivant cette même logique d’économie budgétaire sur le dos des salariés, notamment des plus précaires d’entre eux, le Rectorat a décidé, quant à lui, de « recalculer » les contrats. Ils ont été raccourcis et il sera mis fin aux interventions des vacataires au delà des 200 heures avant même la fin de l’année scolaire.

- De la même façon, le nombre de postes ouverts aux concours et aux examens professionnels, loin de couvrir l’ensemble des besoins du système éducatif, est clairement « recalculé » à la baisse, accroissant de façon prévisible la précarité au lieu de la résorber. Malgré ce bilan accablant, le nouveau ministre de l’Education Nationale fait preuve dans un récent courrier d’un cynisme inacceptable en laissant entendre qu’il ne voit pas où se situe le problème...

- La cohérence d’une telle politique globale de démantèlement des services publics en général et du service public d’éducation en particulier est, jour après jour, de plus en plus évidente pour les personnels comme pour les élèves.Le SNES et la FSU sont résolus à la combattre sans ménagement. Saisissons-nous des actions décidées d’ici la fin de l’année scolaire (pétition dans notre académie, grève nationale le 25 mai) pour nous faire entendre !