Un article de l’Express, paru le 25 mai 2012 (à lire ICI), présente, dans son 5e paragraphe, une étrange conception du syndicalisme exprimée par le Secrétaire général du SE-UNSA, Christian Chevalier :

<< Je pense que Peillon sera dur en affaires. Il s’installe dans la durée à la tête de ce ministère, avec de vraies ambitions pour l’école. S’il arrive à rassembler un pôle syndical suffisamment fort pour faire opposition au Snes, alors il pourra mener ses réformes à bien >>

Si ces propos sont vérifiés, alors les collègues pourront en tirer 2 conclusions :

- Le SE-UNSA sait déjà que les réformes du nouveau ministre ne devraient pas plaire au SNES, donc à la majorité des personnels qu’il représente...

- Le nouveau slogan « unitaire » de ce syndicat serait donc désormais : « Peillon - pôle syndical, tous unis contre le SNES ! » Chacun appréciera le degré de confiance qu’il s’agit dès lors d’accorder à une telle organisation de personnels...

Mais cet aveu n’est peut-être rien d’autre, après tout, que la reconnaissance de la force du SNES-FSU, à travers sa représentativité et sa capacité à mettre en mouvement la profession, quand les réformes ministérielles sont mauvaises pour les élèves et les personnels...