1er mars 2003

Mutations /Statuts / Carrières

Le « contractuel évitable » : nouvel indicateur de saine gestion des académies ?

Le respect strict des enveloppes budgétaires (imposé par Bercy pour satisfaire au dogme européen de la limitation du déficit budgétaire) conduit le ministère à mesurer la « saine » gestion des « viviers » d’enseignants par les rectorats à partir d’un indicateur unique : « le contractuel évitable ».

Le ministère estime qu’il y a un contractuel évitable dès lors qu’un rectorat recrute un contractuel alors qu’il existe au même moment un TZR dans la même discipline momentanément sans suppléance dans l’académie !

Objectif clairement affiché par le ministre : diminuer le nombre de « contractuels évitables »

Comment ? en affectant, coûte que coûte les TZR, y compris en dehors de leur zone dès qu’un besoin de suppléance se dégage.

  • Peu importe les conséquences générées sur les conditions de travail des collègues,
  • Peu importe la qualité du remplacement délivré aux élèves par un professeur littéralement épuisé,
  • Peu importe la possibilité d’affecter le lendemain le TZR dans sa propre zone,
  • Peu importe l’impossibilité de trouver demain un contractuel pour remplacer le TZR dans sa propre zone.

Il faut donner l’illusion de rentabiliser au maximum l’emploi des titulaires. Pilotage à court terme, pilotage à courte vue. Pilotage aveugle aux contraintes académiques de gestion du remplacement.