des élèves en danger !!!


Communiqué de presse

des sections départementales du SNES et du SNEP FSU

Dans la plupart des établissements, la suppression des postes de MI-SE (surveillants) la disparition des Aides Éducateurs, et le non recrutement d’Assistants d’Éducation provoque un déficit alarmant de l’encadrement des élèves. Ce que nous dénonçons depuis plusieurs années commence à se réaliser au quotidien. Le service public n’a plus les moyens de faire face à toutes ses responsabilités.

A titre d’exemple, il manque un principal adjoint à Onzain alors qu’il y a un internat et pas suffisamment de personnels pour assurer la sécurité des élèves.

Des agressions se sont produites devant les lycées Dessaignes et Sonia Delaunay.

Certains établissements organisent sciemment les emplois du temps des élèves pour que ceux ci quittent le collège au plus tôt, faute d’avoir assez de personnels pour assurer leur surveillance.

Face à ce déficit global, certaines solutions envisagées ne sont pas acceptables.

Ainsi suite à la suppression de 2 postes de surveillants, de 2 CES et des emplois d’Aides Éducateurs, le lycée Augustin Thierry fait appel depuis le 2 septembre pour assurer la surveillance de l’entrée des élèves du lycée, à des vigiles de l’entreprise privée Sécuritas.

Le proviseur assure ne pas avoir d’autre choix, tandis que l’IA, lors du CTPD du 9/09, a certifié n’être au courant de rien.

Nous dénonçons cette privatisation d’une mission du service public, ce transfert de charge de l’état vers la région (coût de 38000 euros ). Nous refusons cette remise en cause des équipes éducatives.

Ceci d’autant plus dans la période qui voit le transfert des personnels TOS et de leurs missions aux Régions et aux Départements, et alors que les tenants de la décentralisation assurent qu’elle ne saurait conduire à des privatisations et externalisations des services.


Courrier envoyé à M. Sapin

président de la Région Centre

Blois, le 23 septembre 2004

Patrick Andrieu

Secrétaire départemental du SNES

Jean Marie Bénard

Secrétaire départemental du SNEP

A MONSIEUR Le Président du Conseil Régional

Nous apprenons que devant le manque de personnel, le Proviseur du lycée Augustin Thierry à Blois fait appel à une société privée de vigiles (compagnie Sécuritas) pour assurer la surveillance des élèves aux entrées du lycée.

Même si nous savons que ce chef d’établissement est confronté à une réduction drastique des personnels d’encadrement, nous ne pouvons accepter ce choix.

Alors que l’encadrement des élèves devrait revenir à des personnels qualifiés, recrutés et rétribués par le budget de l’état, deux postes de surveillants, deux contrats emplois solidarité et des emplois d’Aides Éducateurs ont été supprimés.

D’après nos informations cette opération est financé par l’établissement pour un montant de 38000 euros. Nous ne savons sur quelle ligne budgétaire, ni comment la dotation de la région peut le permettre. L’initiative de ce chef d’établissement crée un précédent dangereux que nous souhaitons porter à votre attention.

Ceci est préjudiciable à plus d’un titre :

  • D’une part, on peut émettre des doutes quand à la compétence des personnels de cette société dans le domaine éducatif. Cette initiative remet à l’évidence en cause toute idée de communauté éducative.
  • D’autre part un pas de plus serait franchi en terme de transfert de charge de l’état vers la région.
  • Enfin cette mesure entre dans une logique de privatisation de missions du service public que nous refusons. Ceci d’autant plus dans la période qui voit le transfert des personnels TOS et de leurs missions aux Régions et aux Départements.

Pour ces raisons nous souhaitons attirer votre attention sur la situation dans ce lycée et obtenir de votre part les éclaircissements indispensables .

Nous vous remercions de nous tenir informés des mesures que vous pourriez le cas échéant être amené à prendre.

Patrick Andrieu, Jean Marie Bénard