10 décembre 2012

Mutations /Statuts / Carrières

Déclaration du SNES-FSU - CAPA du 10 décembre 2012

CAPA d’avancement d’échelon (Certifiés) – 10 décembre 2012

(Pas de déclaration liminaire du SE-UNSA)

Cette CAPA se tient à un moment où l’attention est portée sur le devenir de notre système éducatif, avec la sortie du projet de loi d’orientation et de programmation « pour la refondation de l’école de la République ».
Si le volet programmation, avec la confirmation des créations d’emplois dans les 5 années à venir, traduit une certaine priorité donnée à l’éducation et à la jeunesse, le projet de loi et son rapport annexé restent muets sur les améliorations que les personnels du second degré attendent en termes de conditions de travail et de revalorisation de leurs métiers.
Parmi ces améliorations attendues, celles concernant les rémunérations et les modalités d’évaluation des enseignants devraient constituer des chantiers d’autant plus urgents à ouvrir que la crise de recrutements actuelle découle directement des dégradations subies en matière salariale.

Si, comme le montre le faible nombre de présents aux épreuves des concours, les jeunes diplômés se détournent encore du métier d’enseignant, il suffit de les interroger pour savoir que les raisons sont à chercher du côté de la pénibilité de ce métier, de l’absence de reconnaissance sociale et de la faiblesse des salaires. Tous les indicateurs montrent que les rémunérations des professeurs français décrochent par rapport aux rémunérations des autres fonctionnaires de même catégorie, et par rapport aux rémunérations moyennes observées dans les pays développés. Et une nouvelle diminution directe de nos salaires est à l’œuvre, depuis moins d’un an, avec 2 hausses de la retenue pour pension (en janvier et en novembre 2012), tandis que la journée de délai de carence punit désormais financièrement tout enseignant qui tombe malade.

Il y a urgence à prendre à bras le corps la question de la crise salariale que traverse la profession d’enseignant, crise qui doit trouver ses solutions d’abord dans la revalorisation du point d’indice et de l’ISOE, dans l’abandon du jour de carence, dans une meilleure prise en charge des frais de déplacement et des activités hors enseignement ; mais aussi dans une progression de carrière qui permette un avancement au rythme le plus rapide pour tous (comme c’est déjà le cas pour les chefs d’établissement, par exemple…), en déconnectant l’avancement d’échelon de l’inspection, cette inspection retrouvant alors son rôle de conseil et de formation.

Dès à présent, une refonte de la grille indiciaire en 11 échelons s’impose, avec des débuts de carrière revalorisés à l’indice 495 pour les certifiés, et l’intégration des actuels indices terminaux de la hors-classe, pour permettre à tous les certifiés d’atteindre l’indice terminal de ce corps.

Si notre ministre persiste à faire l’impasse sur cette question fondamentale qu’est la revalorisation du métier enseignant dans toutes ses dimensions, alors il prend le risque que la refondation de l’école reste à l’état de projet, aussi prometteur soit-il…

Pour ce qui est du tableau d’avancement qui nous est soumis, nous rappelons une fois encore la demande qui est la nôtre depuis plusieurs années : des constats apparaissent, sur des écarts de promotions entre certifiés, selon des critères que seul un bilan fondé sur une étude statistique sérieuse permettrait de confirmer ou non (par exemple entre disciplines, entre lieux d’exercice, entre hommes et femmes, etc.). Cette étude nous paraît toujours d’actualité et souhaitable.

L’an dernier, nous avons demandé un bilan précis de la notation des TZR, personnels particulièrement défavorisés dans les résultats des avancements d’échelon. Madame la Présidente nous a répondu que cela était (je cite) « possible ». Qu’en est-il aujourd’hui de cette possibilité ? Nous demandons que cette étude devienne réalité, comme cela a été le cas récemment dans l’académie de Lille, lors d’un GT qui a mis en évidence que les moyennes de notations administratives ou pédagogiques des personnels TZR, ainsi que leur taux d’inspection, étaient inférieurs sur tous les échelons. À Orléans-Tours aussi, un tel GT pourrait se réunir, afin que des leviers d’action soient proposés pour remédier aux inégalités constatées dans les carrières des TZR.


Réponse du Secrétaire général d’académie, qui a présidé cette CAPA :

Les analyses statistiques que vous demandez seront faites et nous les étudierons lors d’un futur groupe de travail (GT).