A la demande du secteur Non-Titulaires du SNES Orléans-Tours, une délégation a été reçue en audience le 8 décembre par Mme Coster, Secrétaire générale adjointe, chargée de la DRH, et M. Laurent, chef de division de la DPE.

Notre délégation se composait des responsables du secteur (E.Kraemer et D. Delacour ), de Michèle Avignon, membre de la direction, et de 3 collègues contractuels en espagnol, anglais et technologie.

Les 4 points développés ci-dessous ont donné lieu à des réponses oscillant entre l’esquive et l’aveu d’impuissance. Certaines demandes ont abouti à une absence de réponse ou à un refus.

1/ Situation du réemploi des contractuels

a/ Le chômage massif serait, selon Mme Coster, le résultat d’un « trop plein » de titulaires ; réponse qui relève d’un certain cynisme, dans le contexte de suppressions de postes que nous connaissons depuis deux ans. Comme si les Non-Titulaires, aussi appelés « variable d’ajustement », étaient les victimes d’une école qui marche trop bien...

b/ Le recours quasi systématique aux vacations est justifié, selon M. Laurent, par des moyens budgétaires limités à une enveloppe d’heures supplémentaires ( or les contractuels sont employés sur des heures postes ). Déjà l’an dernier, 20000 heures de vacations ont été distribuées, et ce chiffre risque d’exploser cette année.
Les remplacements de moyenne et courte durée se multipliant, nous avons demandé si des contracatuels, déclassés en vacataires, se verraient proposer un contrat lorsqu’ils font 18 heures par semaine : gêne de M. Laurent pour signifier qu’il y avait peu à espérer...

c/ A la question des perspectives envisagées par le Rectorat, compte tenu du vote de janvier prochain à l’Assemblée sur le « CDD/CDI », les deux responsables ont, étonnamment, paru ne pas être au courant. Silence-radio, donc, sur ce point...

2/ Notre demande d’un groupe de travail sur les critères de réemploi s’est vu opposer un refus catégorique ( mais le réemploi des contractuels n’étant plus vraiment à l’ordre du jour pour l’administration rectorale...)
Nous avons réitéré notre demande d’un listing de réemploi où apparaissent aussi les non-titulaires non réemployés. M. Laurent a pris note...

3/ Concernant le traitement des dossiers d’indemnité chômage ( ARE ), Mme Coster a reconnu des dysfonctionnements dus à des problèmes de congé maladie et d’informatique ayant entraîné des retards à déplorer.
Notre demande de solutions d’urgence, pour les collègues en détresse financière, a été prise en compte. Il semble qu’en accord avec l’action sociale, un système d’avance puisse être envisagé. A suivre.. M. Thiberge ou Mme Veuzin ( de la DIFOR) peuvent être contactés.

4/ Enfin, nous avons évoqué le problème de la formation des collègues préparant les concours, problème concernant l’offre d’enseignement et les conditions d’études.

Rappel : 3 formations ouvertes à l’Université de Tours ( SVT, Lettres Modernes, CPE ) + 24 dossiers retenus pour la prise en charge de l’inscription au CNED.
A notre demande d’ouvrir cette formation à d’autres disciplines ( l’anglais, par exemple, vu le nombre de chômeurs et les besoins en perspective ), ont été opposées les contraintes budgétaires.
Par ailleurs, au nom des collègues de Lettres, nous avons dénoncé les conditions d’études imposées à Tours ( exiguïté des locaux, présence de non spécialistes ayant d’autres attentes dans cette formation). M. Laurent a pris note...

Finalement, il n’est ressorti de cette audience guère plus que ce que nous attendions, compte tenu des blocages provoqués par la politique gouvernementale depuis deux ans.
Mais il est toujours bon de rappeler à l’administration que nous ne nous résignons pas à ce scandale permanent du chômage et de la précarité au sein de notre service public d’éducation.

Deux urgences, à présent, où la mobilisation du plus grand nombre est indispensable :

Halte au scandale du recours exclusif aux vacations ! Non au projet de nouveaux précaires !

Une campagne en direction des élus et du gouvernement (lettre - pétition ) sera lancée prochainement.