1er mars 2003

Mutations /Statuts / Carrières

Alternative : Plus de flexibilité ou plus de précarité ?

Le rapport de la mission ouvre la voie à la remise en cause du fait que le remplacement est un besoin permanent du service public d’éducation et que de ce fait il doit être assuré par des personnels titulaires.

Renoncer aux TZR, c’est dégrader le système de remplacement

En premier lieu, ce sont des dizaines, voire des centaines de remplacements qui ne seront plus assurés sur notre académie. Malgré la conservation d’un certain nombre de TZR pour effectuer les remplacements cette année, on observe déjà des difficultés pour assurer les remplacements dans certaines zones ou certaines disciplines. Avec moins de TZR à la rentrée prochaine, il faudra embaucher au cas par cas davantage de non-titulaires pour tous les remplacements qui se découvriront dans l’année. Avec quels délais ? dans quelles conditions ? et avec combien de volontaires pour certaines zones peu attractives de notre académie ?

Et précariser davantage les non-titulaires qui seront désormais chargés de l’assurer

La situation des non-titulaires risque donc de se précariser davantage. Comment vont-ils faire face aux variations de revenu qu’ils vont subir en ayant pour seul choix des remplacements de courte et moyenne durée ? En janvier 18 h à Dreux, en février 12 h à Chateaudun, entre les deux 10 jours de chômage... Ce sera la course « au cachet », à la petite semaine, sans même l’inégale compensation des ISSR.